Oeuvres de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre en France
https://oeuvres-saintsepulcre.fr/Rentree-2017-2018-Interview-du-Pere-Iyad-Twal-Directeur-des-ecoles-du?lang=fr
    Rentrée 2017-2018 : Interview du Père Iyad Twal, Directeur des écoles du (...)

Rentrée 2017-2018 : Interview du Père Iyad Twal, Directeur des écoles du Patriarcat

TERRE SAINTE – Suite à la rentrée scolaire, le bureau de presse du Patriarcat latin a interrogé le père Iyad Twal, Directeur général des Ecoles du Patriarcat latin en Israël et en Palestine. Il nous répond sur le contexte de cette rentrée et sur l’orientation qui sera donnée à cette nouvelle année scolaire.


  • Télécharger l'article au format PDF Imprimer cet article
  • 19 septembre 2017
  • 0 vote

Père Iyad, la rentrée pour les Ecoles du Patriarcat, dont vous êtes le directeur en Israël et en Palestine, s’est faite il y a peu. Pouvez-vous nous dire dans quel contexte elle s’est effectuée ?

Pour bien aborder cette nouvelle année, nous avons commencé à travailler dès la fin de l’année précédente. Nous avons mené une étude en distribuant un questionnaire dans lequel nous avons recueilli des informations sur les aspects administratifs, financiers et éducatifs de chaque école. Les résultats varient et dépendent des caractéristiques de chacune d’entre elles mais toutes partagent les mêmes défis de communication que ce soit avec les parents ou les Ministères de l’enseignement supérieur en Palestine et en Israël.

Les préparatifs comprenaient également un atelier au cours duquel les résultats du questionnaire ont été examinés et interprétés par une équipe de professionnels comprenant des directeurs d’école, des assistants administratifs, des secrétaires et des travailleurs sociaux. Pour ce qui est des bâtiments, nous avons effectué la rénovation annuelle et l’entretien des installations. Nous avons également réaménagé l’école maternelle à Beit Sahour. D’autre part, nous avons procédé à quelques changements à l’intérieur du corps enseignant.

Sur le plan financier, nos principaux fonds proviennent du Patriarcat Latin de Jérusalem et des Chevaliers du Saint-Sépulcre. Nous avons cependant mis en place une nouvelle politique financière pour collecter les frais de scolarité qui convient à la fois aux parents et au Patriarcat. En outre, nous essayons de créer de nouveaux programmes d’échange et de jumelage afin de soutenir l’ensemble du secteur : étudiants, travailleurs et enseignants.

Qu’en est-il des écoles chrétiennes en Israël ?

Nous avons réussi à obtenir une bonne partie des fonds préalablement convenus avec le gouvernement israélien, et ils ont accepté de compléter les dettes précédemment contractées.

Chaque année appelle de nouveaux objectifs ou de nouveaux défis. Quels sont ceux de l’année 2017-2018 ?

Pour nos écoles en Palestine, nous avons créé un programme d’accompagnement des écoles sur les questions pédagogiques et académiques à l’aide d’ateliers réguliers mis en plAce par une personne en charge de ces questions . Nous avons également achevé les nouveaux programmes d’éducation chrétienne. Après l’accord avec le Ministère palestinien de l’éducation, plusieurs comités ont été formés sous la supervision du Secrétariat général des écoles chrétiennes. Le manuel scolaire de catéchisme, qui s’adresse à tous les chrétiens, couvre l’ensemble du programme du CP à la Première.

En ce qui concerne le manuel de Terminale, qui est l’un des défis auxquels nous sommes confrontés, la question est de savoir si oui ou non une épreuve catéchétique sera mise en place au baccalauréat. D’un côté, certains responsables spirituels ont manifesté leur intérêt pour intégrer une telle épreuve et lui donner ainsi une certaine visibilité et renforcer les relations avec le Ministère. Une épreuve de ce type pourrait être envisagée par le Ministère pour les musulmans et les chrétiens. D’un autre côté, certains craignent que cet enseignement ne perde sa profondeur spirituelle, le réduisant à un simple sujet. Jusqu’à présent, il n’y a toujours pas de décision claire sur la question. Nous attendons que les évêques et les responsables des Eglises décident de l’opportunité ou pas de la mise en place d’une telle épreuve.

Le troisième défi est d’améliorer la coopération entre les écoles patriarcales et les autres écoles chrétiennes. En raison de l’évolution sociale de notre vie et de la conscience de l’importance de la coopération entre nous, les écoles du Patriarcat latin ont mené une initiative visant à unir toutes les écoles chrétiennes sous l’égide du Secrétariat général des écoles chrétiennes. Ce projet s’est avéré très difficile à réaliser en raison des différences ecclésiastiques, administratives et financières des différentes écoles. Néanmoins, nous avons un but commun qui est de travailler ensemble pour servir la communauté chrétienne.

Vous avez pris vos nouvelles fonctions de directeur il y a tout juste un an. Comment avez-vous vécu cette année ? A la suite de celle-ci, quels sont vos inquiétudes et vos espoirs ?

Cette première année fut une riche expérience pour moi. J’ai assumé mes fonctions d’une manière à laquelle je ne m’attendais pas. J’ai passé toute l’année dernière à consulter et découvrir petit à petit la réalité qui m’entoure. Ma mission principale était de maintenir la confiance des gens dans nos institutions malgré les changements, ainsi que notre responsabilité envers le grand nombre d’employés, d’étudiants et de parents. Je considère cette responsabilité comme une grande mission de l’Église, et j’ai mis ma foi et ma confiance dans tout le personnel administratif, le personnel enseignant et les prêtres des paroisses.

Les écoles du Patriarcat reçoivent un beau soutien de l’étranger à travers les Réseau Barnabé et le Programme Hope. L’année qui commence comprendra-t-elle de tels échanges et rencontres ?

L’histoire de nos écoles reconnaît la présence de la communication ouverte avec d’autres institutions qui partagent notre objectif concernant la présence chrétienne en Terre Sainte. Nous avons déjà mis en place un certain nombre de programmes productifs dans quelques écoles – Le Programme Hope et Le Réseau Barnabé – avec diverses paroisses et églises dans le but de les développer. Nous avons également des programmes de formation pour les professeurs de français en collaboration avec le Consulat général de France et le Réseau Barnabé, ainsi que des formations pour les professeurs d’anglais et divers ateliers. Chaque programme a été réalisé sur la base de notre vision stratégique pour nos écoles. Chaque atelier a été étudié et mis en œuvre en fonction de la réalité dans laquelle nous vivons. Nous adaptons uniquement les expériences qui correspondent à nos critères locaux pour en assurer le succès.

Existe-t-il des programmes de suivi avec les étudiants après l’obtention du diplôme ?

C’est une excellente idée, et nous espérons en développer pour maintenir le lien avec eux. Cependant, cela demande beaucoup de temps et d’efforts en raison du grand nombre de diplômés chaque année. Malgré cela, la relation entre les écoles et les paroisses étant très forte, une communication étroite entre elles et les élèves a pu être maintenue, car la plupart d’entre eux sont restés dans la même ville ou dans la même paroisse. De ce fait, nous les rencontrons régulièrement dans divers événements.

Propos recueillis par Cécile Klos
https://www.lpj.org/?lang=fr



Actualité

newsletter

Agenda
décembre 2017 :

Rien pour ce mois

novembre 2017 | janvier 2018