Oeuvres de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre en France
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L’Ordre du Saint Sépulcre



La chevalerie au 21e siècle

 

26 mai 2010 2010

Être chevalier au XXIe siècle

Sur l’internet, tapez « chevalerie » : Google donne près de 800 000 entrées ! C’est un signe. Le mot « chevalier » dit quelque chose à notre époque. Elle y voit l’image (naïve mais efficace) d’une valeur dont elle sent le besoin : la générosité, l’engagement sans calcul. Ce besoin est dans l’air du temps. Selon les psychosociologues, le XXIe siècle rêve de quitter le climat de la fin du XXe, qui se desséchait dans le matérialisme du profit. Craignant le règne des égocentriques, on se tourne vers l’idéal opposé : les sondages plébiscitent l’altruisme et le bénévolat.

Le don, la gratuité ? placer la générosité au coeur de la société ? ne pas laisser les forces aveugles meurtrir l’époque ? C’est justement le message de l’encyclique Caritas in Veritate publiée en 2009. Benoît XVI y parle d’économie. Il prône les entreprises sociales et solidaires, les réseaux de générosité mutuelle ; il appelle à une autre idée du vivre-ensemble, tirée du plus profond de la tradition chrétienne. La vision du pape (« se sentir tous responsables de tous ») s’applique à toute la vie de la société. Au § 6, l’encyclique dit que la justice est « la première voie de la charité ». Au § 7, elle souligne qu’agir pour le bien commun édifie « cette cité de Dieu universelle vers laquelle avance l’histoire de la famille humaine ».

Ainsi, dit Benoît XVI, justice et bien commun sont les deux critères de l’engagement social chrétien au XXIe siècle, dans notre société « en voie de mondialisation ».

Ces critères ne datent pas d’aujourd’hui. Ils sont de tous les siècles depuis deux mille ans. Ils furent les piliers de la civilisation chrétienne de l’Europe... Justice et bien commun ? si l’on y joint la solidarité fraternelle, une comparaison saute aux yeux : ce que l’Eglise du XXIe siècle recommande aux acteurs du monde économique, l’Eglise du XIe siècle le recommandait aux acteurs du monde féodal ! La justice et la solidarité pour servir, humblement et difficilement, un bien commun supérieur : ce fut l’idéal proposé par l’Eglise au chevalier de l’An Mil. Un idéal que le guerrier n’aurait pas conçu de lui-même (pas plus que l’agent économique aujourd’hui), mais un idéal qui répond aux aspirations de l’être humain : donc capable de renaître au fil des siècles, sous d’autres formes.

D’où le fait que l’image – sublimée – du « chevalier » puisse garder un sens, dix siècles plus tard, dans un univers sans rien de commun avec le Moyen Âge ! Au XXIe siècle comme au XIe, il s’agit toujours de justice et de solidarité pour un bien commun : une Paix de Dieu à réinventer pour le salut de la société.

La source chrétienne est permanente. Au cours de l’Histoire, où elle irrigue des situations sans précédent, elle fait fleurir des oeuvres inédites – ou donne un sens inédit à des traditions anciennes. Dans le monde violent du Moyen Age, l’Eglise christianise un phénomène social (les clans de jeunes guerriers à cheval) pour en faire l’outil d’une pacification : ainsi, dit Gérard de Cambrai (1215), « fut établie la chevalerie pour que soit mis fin au chaos ». L’Eglise d’alors veut transformer le combattant sauvage en « bon chevalier » altruiste. Durant quelques siècles les chevaliers tâcheront, tant bien que mal, d’observer l’idéal incongru qu’on leur propose : défendre la veuve et l’orphelin, faire oeuvre de pacificateurs et non de prédateurs. Cette aventure va s’étioler à l’automne du Moyen Age, mais elle aura donné lieu à des accomplissements mémorables. De là l’image du chevalier, l’homme loyal, « compatissant envers les souffrants, prêt à secourir, généreux avec largesse » : un archétype qui restera dans la conscience collective.

Notre temps a d’autres horizons que le temps de Chrétien de Troyes. Mais il y a toujours des souffrants qui espèrent le secours de gens désintéressés, et toujours une Eglise qui appelle au désintéressement...

Répondre à cet appel de l’Eglise aujourd’hui, c’est affronter des enjeux sans rapport avec ceux d’autrefois. Ainsi l’Ordre du Saint-Sépulcre : il hérite de symboles légués par l’histoire, mais il agit sur un terrain matériel et moral inédit, dans ses foyers nationaux aussi bien qu’en Terre Sainte.

- En Terre Sainte, où les moines-soldats médiévaux avaient à défendre par les armes un royaume terrestre, l’Ordre moderne est au service d’une cause de paix : soutenir un peuple chrétien, menacé de disparition par le conflit entre deux forces non chrétiennes. Tâche humble et difficile, dans un monde où le plus petit événement local peut retentir sur l’ensemble de la planète... Voici des chevaliers portant la croix de Jérusalem, mais pour un combat pacifique et pour le seul Royaume de Celui qui dit : « J’étais en prison et vous êtes venu jusqu’à moi » (Matthieu 25, 36). Ces chevaliers actuels se savent voués à secourir « la veuve et l’orphelin », figure des populations meurtries par le drame de Terre Sainte. Il se savent voués à répandre la paix, comme le rappellent le Grand Maître de l’Ordre et le Patriarche latin de Jérusalem. Et il savent que ce sont des missions permanentes du chrétien : missions qui renaissent sous des formes toujours différentes, puisque les drames humains changent perpétuellement. Saint Bernard au XIIe siècle appelait déjà les chevaliers du Temple « une milice d’un nouveau genre inconnu aux siècles passés »... Dans des genres de plus en plus nouveaux, de plus en plus déroutants, bien d’autres missions chrétiennes allaient se substituer les unes aux autres au cours des âges.

– En Occident et dans la très laïque société française, le chevalier du Saint-Sépulcre est appelé (comme tout croyant) à une tâche également humble et difficile : la Nouvelle Evangélisation. « Evangéliser une société entièrement nouvelle », disait le cardinal Lustiger... Or il n’y a pas contradiction, mais accord, entre la nouveauté de cette évangélisation et l’esprit de chevalerie. Humilité et persévérance sont des conditions du témoignage évangélique ; que ce témoignage soit assumé au sein d’un ordre de chevalerie, accentue le devoir d’être humble et persévérant. Vécu dans la vie courante par le chevalier, son esprit de témoignage s’exprime aussi au service de sa paroisse ; il s’exprime spécialement dans sa présence aux manifestations liturgiques de l’Ordre. Nous en faisons l’expérience lors des vénérations de la Sainte Couronne à Notre-Dame de Paris (surtout le Vendredi Saint) : loin de « séparer » le chevalier de la foule, son service et son apparence – le manteau de choeur – lui attirent des questions, rarement hostiles, qui ouvrent sur des échanges d’une intensité surprenante. Ainsi le membre actif de l’Ordre a plus d’occasions de parler de la foi que d’autres chrétiens... C’est pour lui une responsabilité accrue : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer, devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous » (1 P 3,15). Et c’est l’un des débouchés du travail des cercles d’animation spirituelle de l’Ordre, qui participent ainsi à la Nouvelle Evangélisation.

Le croyant, écrit Marie-Noëlle Thabut, « n’oublie jamais qu’il fait partie d’un peuple et que toute vocation, loin de le mettre à l’écart, le met au service de ce peuple ». Pour le chevalier du Saint-Sépulcre dans sa vocation spécifique, ce sont même deux peuples : celui de son propre pays et celui de la Terre Sainte.

L’Eglise assigne à notre Ordre (depuis la lettre refondatrice de Pie IX) la forme chevaleresque. Ce n’est pas un luxe ornemental. L’âme chrétienne d’une chevalerie est l’engagement – humble et irréversible – à militer par le don de soi : ceci conduit à une responsabilité sociale et à une vie spirituelle, qui répondent paradoxalement à des attentes très contemporaines : l’esprit de pauvreté surmontant le matérialisme, la gratitude surmontant le doute, l’espérance surmontant l’absurde.

L’esprit de pauvreté - Militer dans l’Ordre est une mission reçue de l’Eglise, qui nous revêt de devoirs en nous vêtant du manteau. Dans tous les domaines il s’agit donc de suivre sa volonté, non les nôtres, et de voir les situations comme elle les voit, non comme les voient nos milieux ou nos sensibilités. Être aujourd’hui « pauvre chevalier du Christ », comme disait saint Bernard, c’est nous dépouiller de nos opinions et de nos réflexes d’intérêts. Tout catholique est appelé à vivre la foi avec cette radicalité ; a fortiori le chevalier de l’Ordre. Sa mission spécifique comporte aussi « le zèle au renoncement de soi dans une société d’abondance » : ce qui implique un engagement responsable envers les hommes et le reste de la création, (surtout en ce temps de crise de la société de consomption matérialiste), puisque l’Eglise nous demande d’ouvrir les voies d’un nouvel art de vivre en Occident en devenant les pionniers d’une civilisation de la sobriété : « l’autolimitation radieuse » dont parlait Soljenitsyne dans son discours de Harvard.

La gratitude – C’est la spiritualité du Saint Sépulcre. Au coeur de la nuit s’accomplit l’oeuvre de la Résurrection, à l’insu des disciples et sans mérite de leur part : au contraire ils sont en proie au doute et au désespoir... Jusqu’au bouleversement de l’aube de Pâques. Alors la gratitude les soulève ! Dans une Europe devenue presque étrangère à la culture chrétienne, et où la foi doit être à nouveau révélée, la Nouvelle Evangélisation passe par la découverte de cet élan de gratitude, qui comble imprévisiblement la soif et l’angoisse de l’homme. L’Ordre du Saint-Sépulcre porte l’emblème des cinq plaies de la Rédemption : le message de ces cinq croix est la gratitude surmontant le doute, et nous nous trouvons – par le simple fait de militer sous cet emblème – comme des porte-étendard de la Nouvelle Evangélisation. Cela aussi par la volonté de l’Eglise : sans aucun mérite de notre part, mais tout à notre charge dans l’humilité.

L’espérance - Comme l’Eternel enveloppe à l’infini le très bref temps terrestre, la Résurrection du Christ déborde infiniment l’Histoire qui ne saurait la « contenir » : mais elle frappe l’Histoire de plein fouet et lui donne un sens irréversible, vers l’en-avant et l’en-haut, qui oriente l’engagement du chrétien à travers les siècles. Lorsque le chevalier de l’Ordre est adoubé, il s’engage de façon tout aussi irréversible (et ce n’est envisageable qu’avec la grâce de Dieu) : il se voue à témoigner, dans tous les aspects de sa propre vie et en une époque minée par l’absurde, de l’espérance qui vient du Ressuscité traversant le sépulcre.

C’était au secret de nos cœurs,

Au tombeau vide du Seigneur,

La voix de l’Ange !

Elle ajouta : Que cherchez-vous ?

Le corps du Seigneur est en vous.

Soyez ses hommes de confiance ! *

] Patrice de la Tour du Pin.



 


Présentation de l’Ordre

 

1er février 2014 2014 par Contact : oeuvres de l’Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem en France

L’Ordre Équestre du Saint Sépulcre de Jérusalem, ordre de chevalerie, trouve son origine, après les Croisades, avec les Chevaliers qui venaient se faire adouber ou renouveler leur adoubement selon le cérémonial traditionnel de l’église sur le tombeau du Christ. Il est le seul Ordre de chevalerie qui perpétue l’adoubement chevaleresque pratiqué à Jérusalem dans la Basilique du Saint Sépulcre.

L’Ordre Equestre du Saint Sépulcre de Jérusalem est une association internationale de fidèles placée sous la protection du Saint-Siège. Le pape Benoît XVI, en août 2011, a nommé Mgr Edwin O’Brien, pro-grand maître, en remplacement de S.Em. le Cardinal John Patrick Foley. Il est assisté par le Gouverneur Général, S.Ex. le Comte Agostino Borromeo, et les membres du Grand Magistère. Sa Béatitude Mgr Fouad Twal, Patriarche Latin de Jérusalem, en est le Grand Prieur.
Il est doté de la personnalité juridique canonique. Il est reconnu en France par la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur.

La mission de l’Ordre, confiée par le bienheureux Pie IX est de soutenir les œuvres et les institutions cultuelles, caritatives, culturelles et sociales de l’Église catholique en Terre Sainte et particulièrement celles qui relèvent du Patriarcat latin de Jérusalem.

Histoire de l’Ordre

Après la perte de Saint Jean d’Acre (1291), les Franciscains s’efforcèrent d’assurer une présence à Jérusalem ; c’est en 1333 grâce à la générosité de Robert 1er d’Anjou, roi de Naples et de Sicile, le retour définitif des Frères Mineurs en Terre Sainte.
Les premières chroniques mentionnant des adoubements au Saint Sépulcre datent de 1336.
De cette époque jusqu’à la fin du 15ème siècle, les adoubements seront pratiqués par un chevalier ; puis le Pape Alexandre VI donne le pouvoir de « collation » au Custode de Terre Sainte ; ceci est confirmé par différents papes, jusqu’au 10 décembre 1847 ou ce rôle fut attribué au Patriarche latin du siège rétabli de Jérusalem.
Monseigneur Guiseppe Valerga, nouveau Patriarche, fut le dernier a être adoubé par le Custode le 16 janvier 1848.
L’Ordre est refondé par un bref du Pape Pie IX en janvier 1868 avec l’approbation de nouveaux statuts de l’Ordre.

Dames de l’Ordre

Le Pape Pie IX autorise en 1871 à décerner la croix de l’Ordre à une première dame, Lady Lomax. Le Bref du 3 août 1888 du Pape Léon XIII, autorise que les dames ainsi décorées soient appelées Dames du Saint Sépulcre.



 


Structure de l’Ordre

 

19 septembre 2017

Structure internationale et Lieutenance de France

L’Ordre est établi dans 39 pays et comprend 30000 membres.
Son Grand Maitre, S.Em. le Cardinal Edwin F. O’Brien, est nommé par le Saint-Père. Il est assisté par le Gouverneur Général, l’Ambassadeur Leonardo Visconti di Modrone et les membres du Grand Magistère. Monseigneur l’Archevêque Pierbattistta Pizzaballa, Administrateur Apostolique du Patriarcat Latin en est le Grand Prieur.

Dans chaque pays, il existe une ou plusieurs Lieutenances ou délégations (64 actuellement), elle mêmes divisées en Provinces puis en Commanderies à l’échelon départemental.
L’Ordre en France rassemble un millier de membres, des chevaliers, des dames (16%) et 76 ecclésiastiques répartis en 12 régions et 36 commanderies.

- Consulteur du Grand Magistère délégué pour la Lieutenance de France :
Monseigneur Bernard-Nicolas AUBERTIN, Archevêque de Tours

- Grand Prieur :
N



 


Les Écuyers

 

6 juillet 2010 2010

Les écuyers sont ouverts aux jeunes adultes, entre 22 et 27 ans, déjà dans la vie professionnelle ou en passe d’y entrer. L’engagement écuyer est basé sur trois piliers : une solide formation à la doctrine catholique, un approfondissement de la vie spirituelle, la pratique d’œuvres de charité pour aider les chrétiens de Terre Sainte.

La Lieutenance de France a mis en place, ad experimentum, en 1996, les "Écuyers de l’Ordre", jeunes gens et jeunes filles(qui portent le titre de « demoiselles » et non écuyères) de moins de 27 ans.

Les écuyers forment la "branche jeunes" de l’Ordre du Saint Sépulcre.

En reprenant et adaptant une expression de Benoît XVI lors de son voyage en France (tirée de la règle de Saint Benoît), les écuyers veulent constituer "UNE ÉCOLE DU SERVICE DU SEIGNEUR", et ajoutons une école du service de nos frères de Terre Sainte.

Les écuyers prennent un engagement :
- de formation chrétienne,
- de vie intérieure,
- d’activité missionnaire et d’œuvres de charité pour la Terre Sainte.

Ils assistent à certaines manifestations de la Lieutenance, sans qu’ils aient a respecter les obligations en particulier financière des membres de l’Ordre.

Consultez leur site internet

Cet engagement n’est pas définitif, mais est un temps qui leur permet, tout en se formant, de discerner leur vocation à rejoindre l’Ordre du Saint Sépulcre comme chevalier.

Regroupés par équipes, ils sont implantés dans plusieurs régions de l’Ordre, principalement à Paris, Versailles, Lyon, Rennes.

Il s’agit d‘un retour aux sources puisque lors de la formation du chapitre de France a partir de 1923, le baron de Lormais notre premier chancelier avait déjà créé une

"COMPAGNIE DES ÉCUYERS DU SAINT-SÉPULCRE".

dont voici la brève histoire :

Soucieux d’intéresser les jeunes aux œuvres en faveur de la Palestine, le baron de Lormais propose en 1930 au Conseil du chapitre de France de créer un groupe qui pourrait les réunir sous l’appellation de Compagnie des Écuyers du Saint-Sépulcre. Ces jeunes constitueraient des agents de propagande, actifs, intelligents, ….pour la Terre Sainte, et aussi des candidats pour entrer dans l’Ordre. Le cardinal Verdier ayant déjà donné un avis favorable, le chancelier est invité à préparer des statuts. Ceux-ci sont adoptés par le Conseil le 4 décembre 1930 et Monseigneur Barlassina (le Patriarche) approuve avec chaleur le 25 janvier de l’année suivante cette encourageante initiative.

Les statuts de la Compagnie des Écuyers du Saint-Sépulcre sont approuvés, avec quelques modifications, le 11 novembre 1931 par le Patriarche qui leur donne un caractère de statuts universels et encourage leur adoption par les autres pays.

L’acte de fondation étant signé le 7 décembre 1930, les écuyers du Saint-Sépulcre français peuvent tenir leur première réunion à Saint-Leu le 18 janvier 1931.

La présidence d’honneur est tout naturellement attribuée au comte d’Esclaibes en tant que Lieutenant pour la France de l’Ordre du Saint Sépulcre. Le baron de Lormais est nommé président fondateur, Monseigneur Guervin (Grand Prieur de la Lieutenance) assure la charge d’aumônier général, …..
L’assemblée élit parmi les écuyers M. de Lansaye au poste d’écuyer major ou prévôt, M. Simonet à celui de secrétaire général, et enfin M. Tézé est choisi comme prieur.

Dans leur message aux nouveaux écuyers, le baron de Lormais et Monseigneur Guervin leur rappelle que s’ils « doivent vivre et agir dans le sillage de l’Ordre [du Saint-Sépulcre], que d’aucuns affectent de regarder uniquement comme un honneur flattant la vanité, alors qu’il désire être une force agissante pour le triomphe du bien et de la vérité », leur spécificité est de « continuer une tradition : l’attachement et le dévouement à la Palestine, cultiver et répandre l’esprit des Croisades : le sacrifice et le don de soi pour la Palestine ». Ils ne doivent pas chercher la quantité, mais la qualité. C’est « l’esprit chevaleresque et missionnaire qui est celui des Croisades » qui doit être leur idéal qu’ils « féconderont par une vie spirituelle intense ». La guerre viendra malheureusement briser neuf ans plus tard une institution pourtant bien prometteuse.



 


L’Association des Œuvres

 

19 septembre 2017

L’Association des Œuvres de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre en France développe ses activités caritatives au profit des chrétiens de Terre Sainte.

Cette association, fondée en 1928, dont tous les membres ont été investis chevalier ou dame de l’Ordre Equestre du Saint Sépulcre de Jérusalem, a pour but premier le « soutien des œuvres catholiques en Terre Sainte, notamment en matière d’enseignement du français ».
Ce but est une préoccupation importante dans nos actions ; c’est ainsi que, depuis de longues années nous soutenons la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC), Service du volontariat international de l’église en France, qui envoie des volontaires dans le monde entier.

Elle a été reconnue d’utilité publique, par décret du Ministre de l’Intérieur du 29 décembre 1975 (JO du 4/01/1976), sous la dénomination de « Œuvres de l’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre en France ».

De ce fait elle est habilitée à recevoir des dons et legs avec délivrance d’un reçu fiscal.

Bureau de l’Association :

- Président : Monseigneur Bernard-Nicolas Aubertin.

- Vice-Président : Monsieur l’ambassadeur Jean Guéguinou.

- Secrétaire Général : Monsieur Jacques Manière.

- Trésorier : Monsieur Charles Bienaimé.

- Vice-Trésorier : Monsieur Olivier Palasi.

Adresse : 112 ter avenue de Suffren, 75015 Paris

N° de SIREN : 421 029 471



 


Formation spirituelle

 

5 juillet 2017

L’engagement dans l’Ordre implique un engagement approfondi dans la vie chrétienne personnelle mais également au niveau des paroisses et des diocèses. Cet engagement est soutenu dans chaque commanderie par des "groupes de réflexion spirituelle" qui se réunissent régulièrement.

Le thèmes étudiés sont fixés par Le Grand Prieur de la Lieutenance de France.


Pour l’année 2017 - 2018 le thème retenu est : l’évangélisation
Le thème proposé pour cette année est abordé à partir de deux textes, deux exhortations apostoliques élaborées à la suite de synodes des évêques. L’un est de Paul VI en 1975 : Evangelii Nuntiandi, l’autre de François en 2013 : Evangelii gaudium.

Ces deux textes sont assez différents par le ton et l’époque, mais se relient étroitement par leur objet. Non seulement ce sont tous deux des textes pastoraux majeurs portant sur l’évangélisation, mais surtout le pape François met explicitement son exhortation dans la continuité de celle de son prédécesseur, qu’il considère comme le texte pastoral le plus important de la période suivant le Concile Vatican II.

Ils sont répartis comme c’est notre usage en neuf séances, construites autour de neuf thèmes, commençant par des extraits des textes et prolongés par un court commentaire. Compte tenu de la richesse et de l’ampleur de ces documents, nous avons mis en complément, à la fin de certaines séances, d’autres passages de ces textes, essentiellement d’Evangelii gaudium, qu’il est important de lire mais qui se rattachent moins directement à notre thème central, qui est l’évangélisation vue à travers la lecture croisée des deux exhortations .

Il va de soi cependant qu’il est hautement souhaitable que chacun lise l’intégralité des deux documents. Les textes originels sont disponibles en librairie, ou sur le site du Vatican :
- Evangelii Nuntiandi du pape Paul VI
- Evangelii gaudium du Pape François

Téléchargez les fiches
- 0-L’évangélisation présentation
- 1-Qu’est-ce que l’évangélisation
- 2-Le rôle central de l’Eglise
- 3-Le sens et la portée de l’évangélisation
- 4-Le contenu de l’évangélisation
- 5-Les voies et moyens de l’évangélisation
- 6-Les destinataires de l’évangélisation
- 7-Les ouvriers de l’évangélisation
- 8-La dimension sociale de l’évangélisation
- 9-L’esprit de l’évangélisation


Pour l’année 2016 - 2017 le thème retenu est : les Églises orientales catholiques

L’Église catholique pratique la collégialité au Proche-Orient avec ses Églises dites de rite oriental par opposition à l’Église latine, régies par le décret conciliaire sur les Églises orientales catholiques Orientalium Ecclesiarum de 1964 et par le Code des canons des Églises orientales de 1990 (texte original en latin et traductions libres en français sur le site Intratext d’Èulogos [avec table des matières] ou sur le site de la Revue de droit canonique [sans table des matières]).

Plan du document d’étude Téléchargez le document

  • 1 Présentation
  • 2 « L’uniatisme »
  • 3 Des Églises sui iuris. La synodalité.
  • 4 La divine liturgie
  • 5 Les sacrements
  • 6 La spiritualité
  • 7 Le monachisme
  • 8 L’héritage des Pères
  • 9 L’expérience du martyre

- Pour l’année 2015 - 2016 le thème retenu est : les Pères de l’Église et l’économie du salut.

Le thème des Pères de l’Église proposé pour cette année est très vaste. Il ne peut donc s’agir que d’une prise de contact, avec deux objectifs : une familiarisation avec ce que sont les Pères, et leur rôle dans le développement du jeune christianisme ; et un angle particulier d’approfondissement : l’économie du salut. On entend par là la manière dont concrètement le salut apporté par Jésus-Christ est offert aux hommes, dans leurs sociétés et cultures et au cours de l’histoire.

Les Pères ont en effet eu comme tâche majeure de penser le christianisme naissant et son développement dans l’Empire romain : en termes théologiques, cela suppose une réflexion sur le dessein de Dieu qui y est à l’œuvre, et les modalités de sa traduction, donc sur l’économie du salut. Cet angle d’approche est donc particulièrement approprié à la prise de connaissance de l’œuvre des Pères.

En outre, cela permet de tirer les leçons des Pères sur un sujet qui est pour nous d’actualité : la place du christianisme et de l’offre de salut dont il est porteur dans une société caractérisée, à leur époque comme dans la nôtre, par une diversité culturelle, philosophique et religieuse considérable. Dans un tel contexte incertain, la question de l’avenir, et donc de l’histoire, se posait en termes urgents, tout comme pour le nôtre. Sous cet angle, à nouveau, la réflexion des Pères est pour nous irremplaçable.

Plan du document d’étude Téléchargez le document

  • 1 Les Pères de l’Église. Aperçu
  • 2 Exégèse typologique des Pères
  • 3 La règle de la foi
  • 4 L’histoire du salut chez Irénée de Lyon
  • 5 Saint Justin et les semences du Verbe
  • 6 Une apologie sur les chrétiens dans la société
  • 7 L’Empire romain dans l’économie du salut
  • 8 Augustin et les âges du monde
  • 9 La cité de Dieu

- Pour l’année 2014 - 2015 le thème retenu est l’encyclique Lumen Fidei du 29 juin 2013. Lire l’encyclique sur le site Vatican.va
Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 29 juin 2013, solennité des saints Apôtres Pierre et Paul, en la première année de mon Pontificat. FRANCISCUS

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  • Présentation de l’encyclique Lumen Fidei (2013)
  • 1-Une lumière illusoire ?
  • 2-Qu’est-ce que la foi ?
  • 3-Abraham, modèle du croyant
  • 4-L’opposé de la foi : l’idolâtrie
  • 5-La spécificité de la foi chrétienne
  • 6-Le salut par la foi
  • 7-La foi et la vérité
  • 8-La foi reçue et transmise. L’évangélisation
  • 9-La foi, lumière pour la vie en société

- Pour l’année 2013 - 2014 le thème retenu est l’Anthropologie biblique par Monseigneur Roland Minnerath, Archevêque de Dijon.

- Pour guider l’étude ce thème de l’année a été réparti en neuf étapes Téléchargez le document

  • 1-« Ame vivante »
  • 2-Créés à l’image de Dieu
  • 3-L’origine du mal et notre délivrance
  • 4-La morale humaine universelle
  • 5-Dieu seul est Dieu
  • 6-Tu aimeras ton prochain
  • 7-Etre heureux selon l’Evangile, les Béatitudes
  • 8-La loi d’amour
  • 9-La grâce de la vie nouvelle

    - Pour l’année 2012 - 2013 le thème retenu est : Année de la Foi - 11 octobre 2012 - 24 novembre 2013

- Pour guider l’étude ce thème de l’année a été réparti en neuf séances Téléchargez le document général

- Documents de référence

- Pour guider l’étude ce thème de l’année a été réparti en neuf séances Téléchargez le document


- Pour l’année 2010 - 2011 le thème retenu était le concile Vatican II. L’étude se décomposait en 9 items
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- Pour guider la réflexion, sur chacun de items une fiche d’orientation était proposée.



 


La Papauté et l’Ordre

 

7 juillet 2010 2010

De nombreux papes sont intervenus dans la vie de l’Ordre : jusqu’en 1868, pour réglementer le pouvoir de créer des chevaliers et depuis dans la gouvernance de l’Ordre afin de lui donner leurs directives et les moyens de les appliquer.

- 1342 : Clément VI : Bulle confiant aux Franciscains le soin de desservir le Saint Sépulcre et le calvaire. Jusqu’à la fin du quinzième siècle, les adoubements ont lieu dans la basilique du Saint Sépulcre en présence des moines, mais le titre de chevalier est conféré (collateur) par un chevalier présent.

- 1496 : Alexandre VI voulut rattacher au Saint Siège le pouvoir d’instituer les chevaliers de l’ordre du Saint Sépulcre, se déclarant lui et les Pontifes Romains ses successeurs, modérateurs suprêmes de l’ordre et déléguant à son vicaire général Gardien du Saint Sépulcre, lequel est toujours de l’ordre des Mineurs de Saint François de l’Observance, le pouvoir de conférer ledit ordre aux pèlerins et voyageurs de Terre Sainte1.

- 1516 : Léon X : Confirmation verbale au Custode de Terre Sainte du pouvoir de créer les chevaliers du Saint Sépulcre.

- 1525 : Clément VII : Confirmation verbale au Custode de Terre Sainte du pouvoir de créer les chevaliers du Saint Sépulcre.

- 1561 : Pie IV : Bulle de confirmation des privilèges du Custode.

- 1642 : Urbain VIII : Instruction donnée de ne faire chevalier que des nobles.

- 1655 : Alexandre VII : Bulle de confirmation des privilèges du Custode.

- 1708 : Décret de la Congrégation de la Propagation de la Foi pour la Terre Sainte reprenant et confirmant les textes des Papes Alexandre VI, Léon X et Clément VII.

- 1727 : Benoît XIII : Bulle de confirmation des privilèges du Custode.

- 1746 : Benoît XIV : Bulle de confirmation des privilèges du Custode.

- 1847 : Léon IX : Rétablissement du Patriarcat latin de Jérusalem. Pouvoir de collation transféré au Patriarche.

- 1868 : Pie IX : Lettres apostoliques qui font connaître officiellement et solennellement la réforme de l’ordre et qui marque la refondation de l’Ordre.
Le patriarche latin de Jérusalem est confirmé dans sa mission d’Administrateur et Recteur de l’ordre par délégation et au nom du Siège Apostolique.

- 1871 : Pie IX : Autorisation de remettre la croix de l’ordre à titre de décoration à Lady Lomax en reconnaissance de ses mérites. Cette autorisation fait de nombreuses émules.

- 1888 : Léon XIII : Autorisation de création des Dames du Saint Sépulcre.

- 1907 : Pie X : Réforme de l’organisation de l’Ordre de 1868.
Le Pape devient Grand Maître de l’Ordre ; le Patriarche latin de Jérusalem a le titre de Lieutenant et se voit confirmer le droit de nommer les chevaliers.
Pie X, Grand Maître de 1907 à 1914.
Benoît XV, Grand Maître de 1914 à 1922.

- 1920 : Benoît XV : Création de l’œuvre de la préservation de la Foi en Palestine, confiée principalement aux Chevaliers et Dames du Saint Sépulcre.

- Pie XI, Grand Maître de 1922 à 1928.

- 1928 : Pie XI : Fusion de l’œuvre de la Préservation de la Foi en Palestine, et de l’Ordre du Saint Sépulcre.
Le Patriarche latin de Jérusalem redevient d’Administrateur perpétuel et Recteur de l’Ordre.

- 1932 : Pie XI : Approbation de nouveaux statuts.
Permission aux chevaliers d’être adoubés dans leur pays d’appartenance.

- 1940 : Pie XII : Compte tenu de la situation politique et à la demande du patriarche, nomination d’un cardinal, Nicola Canali comme Patron et Protecteur de l’Ordre.

- 1945 : Pie XII : Motu proprio affectant le couvent et l’église de Saint-Onupre-au-Janicule à l’Ordre.

- 1947 : Pie XII : Après le décès du patriarche Monseigneur Barlassina, le pape nomme le cardinal Canali comme administrateur provisoire.

- 1949 : Pie XII  : Lettres apostoliques approuvant de nouveaux statuts avec la création du Grand Magistère qui centralise à Rome la direction de l’Ordre du Saint Sépulcre.
Abolition de l’œuvre de la Préservation de la Foi en Palestine.
Le cardinal Nicola Canali Patron et Protecteur de l’Ordre, est nommé Grand Maître.

- 1962 : Jean XXIII  : Lettres apostoliques approuvant de nouveaux statuts proposés par le cardinal Eugène Tisserant.

- 1967 : Paul VI  : dans le cadre du renouveau de l’église, publication de nouveaux statuts ad experimentum.

- 1977 : Paul VI : Publication des statuts actuels qui comprennent les règles fondamentales qui régissent aujourd’hui l’Ordre du Saint Sépulcre.

- 1996 : Jean-Paul II : Rescrit concédant à l’Ordre la personnalité juridique vaticane.



 


Eglise capitulaire de l’Ordre en France

 

9 juillet 2010 2010

La lieutenance de France dispose depuis 1928 d’une église capitulaire, l’église Saint Leu – Saint Gilles située au 92 rue Saint-Denis à Paris.

L’église Saint Leu-Saint Gilles accordée comme église capitulaire.

L’année 1927 est marquée par une importante cérémonie. Les chevaliers du Saint Sépulcre sont associés à la célébration du centenaire de la translation des reliques de sainte Hélène dans l’église Saint Leu-Saint Gilles, rue Saint-Denis.

Le 22 novembre, Monseigneur Chaptal, auxiliaire de l’archevêque de Paris vient présider la cérémonie et une plaque commémorative de marbre est apposée sur un pilier du chœur. On peut y lire que les reliques avaient été données par l’Archiconfrérie royale du Saint-Sépulcre le 29 novembre 1820.
Les chevaliers français du Saint Sépulcre ne disposaient pas d’église pouvant les accueillir pour leurs cérémonies propres.

L’ancienne collégiale du Saint-Sépulcre, rue Saint-Denis, et l’église des Grands Cordeliers, sièges successifs de l’ancienne Archiconfrérie avaient disparu avec la Révolution.

Le centenaire de la translation des reliques de Sainte-Hélène auquel ils avaient été conviés leur paru providentiel en leur suggérant que Saint Leu-Saint Gilles pourrait être valablement leur église capitulaire.

Ils obtiennent facilement l’accord du cardinal Dubois, Archevêque de Paris. Le 16 octobre 1928 se déroule en l’église Saint-Leu la cérémonie solennelle de « Réintégration des Chevaliers du Saint-Sépulcre dans leur paroisse ancestrale de Saint Leu-Saint Gilles ». La chapelle des fonts baptismaux est concédée à titre de chapelle privative. Une plaque de marbre portant une inscription commémorative est apposée à l’entrée. L’archevêque de Paris préside lui-même la cérémonie. Un procès-verbal est établi et signé par toutes les personnalités présentes. En voici le texte :

« L’an mil neuf cent vingt huit, Sa Sainteté Pie XI glorieusement régnant, le seizième jour du mois d’octobre en l’église paroissiale St Leu-St Gilles à Paris, Son Éminence Monseigneur le Cardinal Dubois Archevêque de Paris, Grand Aumônier et Haut Protecteur de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre en France, Mr le Chanoine G. Panel, Curé de là dite Paroisse, Chevalier de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre, assisté de son Clergé et de Messieurs les Membres de son Conseil Curial, Mr Paul Lambert Destailleurs. Chevalier Grand Croix de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre, représentant en France de S. Exc. Mgr le Patriarche Latin de Jérusalem, Président de la Province de France, Mr le Comte René Philipon, Grand Officier de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre, Vice-président de la Province de France, Mr le Baron de Lormais, Chevalier Grand Croix de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre, Chancelier de l’Ordre en France, Mr le Chanoine Guervin, Commandeur de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre, Aumônier de la Province de France, Directeur Général de l’Œuvre de la Préservation de la Foi en Palestine, et Messieurs les membres du Conseil de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre de la Province de France, Étant assemblés et considérant
« Que le 29 novembre 1820, les Chevaliers Français du Saint Sépulcre, ont fait l’hommage à l’église Saint Leu Saint Gilles de la Relique Insigne de Sainte Hélène, Impératrice d’Orient, mère de l’empereur Constantin, qu’ils considéraient comme la fondatrice probable de leur Ordre antique.
« Qu’en reconnaissance d’un don d’une valeur aussi inestimable les Chevaliers du Saint Sépulcre ont été admis, à tenir Chapitre et à faire célébrer leurs offices particuliers en la dite église, ainsi qu’en témoignent les monuments et pièces d’archives qui y sont conservé s.
« Qu’ils furent toujours accueillis en la dite paroisse comme de parfaits chrétiens et des fidèles.
« Que si les effets de cette pieuse entente ne se sont pas poursuivis au-delà de l’année 1830, cela tient à des causes totalement étrangères aux deux éléments contractants, la paroisse d’une part, les Chevaliers du Saint Sépulcre d’autre part.
« Considérant enfin que depuis l’an 1920, les Chevaliers de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre se sont de nouveau groupés d’abord en Chapitre, puis constitués en Association légalement déclarée sous le nom de Province de France. Les dits Chevaliers de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre ont sollicité l’honneur d’être réintègres dans les privilèges de leurs ancêtres, et de renouer ainsi la pieuse tradition qui les liait à la vénérable paroisse Saint Leu-Saint Gilles, de Paris, devenue leur asile après la destruction de l’église du Saint Sépulcre, jadis très proche de cette paroisse.
« Ce qui précède étant exposé : une entente est intervenue ce jour avec l’autorisation de Son Eminence Monseigneur le Cardinal Dubois,entre Mr le Chanoine Panel, curé de la paroisse, son clergé et son conseil curial, d’une part, Mr Paul Lambert Destailleurs, Représentant de Mgr Barlassina, Patriarche Latin de Jérusalem, Président de la Province de France, Mr le Comte Philipon, Vice-président, Mr le Baron de Lormais, Chancelier de l’Ordre en France, Mr le Chanoine Guervin, Aumônier, et Messieurs les membres du Conseil, représentant la Province de France de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre, d’autre part.
« De cette entente il résulte : que Mr le Curé de Saint Leu-Saint Gilles met à la disposition des Chevaliers du Saint Sépulcre de la Province de France la Chapelle des Fonts Baptismaux de son église, sous réserve expresse que les dites ré unions ou offices ne troubleront en aucune façon les exercices du culte paroissial.
« Pour donner à l’entente ainsi conçue, une consécration solennelle, une cérémonie présidée par Son Éminence Mgr le Cardinal Dubois. a été célébrée ce jour, en l’église Saint Leu-Saint Gilles, en présence des Hautes Personnalités du Clergé et de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre, qui ont apposé leur signature au bas du présent Procès-verbal dont l’original est remis en hommage à Mr le Curé pour être annexé aux archives de la paroisse.
« Des reproductions authentiques de ce procès-verbal seront déposées aux archives de l’Archevêché de Paris et de l’Association des Chevaliers du Saint Sépulcre de la Province de France,
[suivent les signatures] »

(La reproduction authentique de ce procès-verbal est conservée au siège de l’Ordre ; un fac-similé en est présenté dans le bureau du Lieutenant)

En comprenant les noms des membres du Conseil, c’est une cinquantaine de chevaliers et dames de l’Ordre qui se trouvent réunis pour signer le procès-verbal.

Ce procès-verbal appelle quelques rectifications historiques. La fondation des chevaliers du Saint-Sépulcre par sainte Hélène est, une pieuse légende sans fondement. En 1820, ce ne sont pas les chevaliers hiérosolymitains du Saint-Sépulcre qui firent donation des reliques de sainte Hélène, mais les chevaliers du prétendu Ordre royal militaire hospitalier du Saint-Sépulcre. Il n’en reste pas moins qu’en revenant rue Saint-Denis, à proximité du premier établissement auquel ils avaient adhéré, ils choisissaient un lieu symbolique dans lequel ils retrouvaient d’ailleurs des souvenirs provenant de l’ancienne collégiale du Saint-Sépulcre.

Les frais entraînés par la mise en état de la chapelle et par cette cérémonie de réinstallation des Chevaliers sont entièrement couverts par les dons particuliers effectués par un certain nombre de membres et dignitaires de l’Ordre. Les noms de ces généreux donataires sont gravés sur une petite plaque de cuivre de 0, 31 cm sur 0,26 cm, qui existe toujours sur le mur gauche de la chapelle et sur laquelle on peut lire :
« Paroisse Saint-Leu-Saint-Gilles Province de France de l’Ordre du Saint-Sépulcre. Bienfaiteurs insignes ayant participé à la restauration de cette chapelle. MM. Paul Lambert Destailleurs, Président, le Cte René Philippon, Vice-président, le Bon de Lormais, chancelier, L. d’Haussy, conseiller, Jean Saint, Eug. Caudron, Maurice Dreux, Secrétaire général, le Cte Gab. de La Rochefoucauld, le Cte Emm. de La Rochefoucauld, Max Prudhomme, le Cte Malafosse, Mmes Dupont, marquise de Montferrat, la Bonne de Lormais, Jean Saint, Lecauday, Melles van Brahant, Gastineau. »

A partir du 9 novembre 1928, c’est dans la chapelle capitulaire de Saint-Leu que se tiennent les réunions du conseil du Chapitre puis de la Lieutenance de France ainsi que les assemblées générales annuelles.

Les 22 et 23 décembre 1936, les fonts baptismaux ayant été placés dans un autre lieu, la Lieutenance de France signe un accord avec la paroisse Saint Leu-Saint Gilles aux termes duquel celle-ci lui accorde l’entière et exclusive disposition de la chapelle pour la tenue de ses réunions.

Depuis la dernière guerre, le nombre de chevaliers et dames ayant considérablement augmenté, elle s’est avérée trop petite et elle est affectée par la Lieutenance de France à la conservation d’une partie de ses archives et de sa bibliothèque, ainsi qu’à l’exposition de nombreux souvenirs concernant l’Ordre ou la Terre Sainte.

Ce texte est tiré du livre de Jean-Pierre de Gennes, LES CHEVALIERS DU SAINT-SEPULCRE DE JERUSALEM, volume 2 Première partie, pages 246 à 251. Mémoires & Documents.

Les ouvrages de Jean-Pierre de Gennes sur l’histoire de l’Ordre peuvent être achetés au :
Secrétariat de l’Ordre, 112 ter avenue de Suffren, 75015 Paris

En savoir plus sur l’église Saint Leu-Saint Gilles : lien vers leur site
http://eglisesaintleu.free.fr/



 


La Sainte Tunique d’Argenteuil

 

21 mai 2016 2016

La Sainte Tunique du Christ, conservée à Argenteuil depuis 1200 ans, a été exceptionnellement exposée du 25 mars au 10 avril 2016 dans la basilique Saint Denys, à l’occasion d’une ostension solennelle. Cet événement a été organisé sous l’autorité de Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, dans le cadre l’année jubilaire de la Miséricorde.

La Sainte Tunique est l’habit porté par Jésus Christ durant les dernières heures qui ont précédé sa mort.

« Par ta Sainte Tunique, sauve-moi Jésus ! »

Un événement exceptionnel :
- Une équipe animée par le père Guy-Emmanuel Cariot, recteur de la basilique.
- 17 jours
- plus de 200 000 pèlerins
- 20 cardinaux, évêques et pères abbés
- plus de 15 000 confessions
- plus de 400 volontaires.
- des files d’attente de plus de 3 heures

La "Garde d"honneur " confiée à l’Ordre du Saint Sépulcre

- Proposée par la Commanderie st Jean Eudes dès la décision de cette Ostension, dans l’esprit de la vénération de la Sainte Couronne d’Epines à Paris.
- Avis favorable donné par le recteur et l’évêque.
- Mise en place avec le soutien de la province Ile de France hors Paris et de la Province de Paris et de provinciaux.
- Plus de 90 chevaliers et dames de l’Ordre ont été volontaires pour cette garde et accueillir les pèlerins.

Messe de clôture présidée par le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.


Reportages vidéo.
Préparation de l’Ostension-entretien KTO
Restauration de la Sainte Tunique
Installation de la Saint Tunique

Reportage de clôture

Messe de clôture (extraits)
Homélie du Cardinal Robert Sarah

Site internet de l’Ostension
L’album photo de l’Ostension

Etude historique et analyse scientifique publiée en 2012

Reportage sur le site Aleteia


LE VÊTEMENT DES DERNIÈRES HEURES
Selon la reconstitution que l’on peut faire des dernières heures de la vie du Christ, il portait déjà cette tunique la veille de sa mort, lorsqu’il célébra la fête juive de la Pâque avec ses disciples, un repas au cours duquel il institua le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire la première messe de l’histoire.

Jésus-Christ traverse ensuite les épreuves de sa Passion : durant la nuit, il prie rempli d’angoisse au Jardin des Oliviers, conscient que ses dernières heures sont venues ; il est ensuite arrêté après avoir été trahi par Judas, l’un de ses disciples ; il est jugé pour blasphème par les autorités religieuses juives, et livré au matin au gouverneur romain Ponce Pilate pour être mis à mort ; après avoir été flagellé et humilié, il revêt à nouveau sa tunique, et en milieu de journée, porte sa croix jusqu’au Calvaire, où on le déshabille avant de le crucifier.

DANS L’ÉVANGILE
L’Évangile selon Saint Jean évoque ce vêtement dans son chapitre 19, aux versets 23 et 24 : « Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. »

UNE TUNIQUE SANS COUTURE
La tunique du Christ est « tissée tout d’une pièce de haut en bas ». On dit qu’elle est « inconsutile », c’est-à-dire sans couture. Elle se présente comme une sorte de blouse à manches courtes, qui descend jusqu’aux genoux, avec une fente où passer la tête.



 


Sainte Couronne d’Epines

 

23 mai 2014 2014

Pour les 800 ans de la naissance et du baptême de Saint Louis un triduum spécial s’est tenu les 21, 22 et 23 mars 2014.

Programme

Vendredi 22 mars
Procession et messe à la Sainte Chapelle

Homélie du Cardinal Vingt Trois à partir de la minute : 44,44 du curseur.

Samedi 22 mars : Saint-Louis et la Couronne d’épines
10h30-11h30 : Conférence par Madame Chiara Mercuri, historienne et auteur de l’ouvrage : Saint Louis et la couronne d’épines, histoire d’une relique à la Saint-Chapelle, 2011.

Dimanche 23 mars
Procession et vénération à Poissy.
Programme de la journée :

  • 10h00 Arrivée de la Sainte Couronne en bateau, accueillie par Mgr Eric Aumonier évêque de Versailles. Procession jusqu’à la Collégiale Notre Dame.
  • 11h00 Messe présidées par Mgr Eric Aumonier puis ostension
  • 13h00 Messe (Fédération du Scoutisme Européen)
  • 15h00 Début de la vénération pour les fidèles
  • 17h30 Vêpres avec les séminaristes du diocèse
  • 18h30 Messe puis ostension
  • 19h30 Reprise de la vénération pour les fidèles
  • 22h00 Fin

Le film de la journée (durée 51 mn)

La Sainte Couronne d’épines aura été toute la journée sous la garde statutaire des chevaliers du Saint Sépulcre de Paris et d’île de France-ouest. Les scouts ont pour leur part été très efficaces pour canaliser et guider guider les pèlerins.


Reportage photo sur le site de la paroisse
http://paroisse-poissy-78.catholique.fr/spip.php?article584


Reportage vidéo (durée 20 minutes)

Extrait de l’homélie de Mgr Eric Aumonier à partir de la minute : 09:32 du curseur.


Reportage photo publié sur le site du diocèse de Versailles

http://www.catholique78.fr/la-sainte-couronne-depines-poissy-en-images-0010996

Ce fût un grande journée de joie, de bonheur, de grâces immenses, de pouvoir vivre cet événement sans pareil dans la collégiale où Saint Louis reçu le sacrement de baptême. Entre 3000 et 4000 personnes environ sont venues tout au cours de la journée témoigner de leur foi avec ferveur et beaucoup de recueillement.



 


Les Reliques de la Passion

 

24 novembre 2011 2011

La Couronne d’Épines du Christ, un morceau de la Sainte Croix et un clou de la Crucifixion, autres reliques de la Passion, font partie du trésor de la Cathédrale Notre-Dame de Paris.
Chaque vendredi de Carême, le premier vendredi de chaque mois et toute la journée du Vendredi Saint, les fidèles sont nombreux à venir vénérer la Couronne d’Épines du Christ. C’est un cercle de jonc marin tressé, de vingt-et-un centimètres de diamètre, contenu dans un anneau de cristal transparent, rehaussé d’or.

Les longues et dures épines, qui avaient été fichées dans le cercle végétal en ont aujourd’hui disparu. Soixante-dix épines, dont la provenance est attestée avec sûreté, répertoriées avec précision, ont été données à divers sanctuaires ou couvents en France et dans le monde par les empereurs de Constantinople et les rois de France.

Spirituellement, la couronne est le signe de la Royauté du Christ. Détournée en emblème de dérision par les soldats de Pilate, elle est un signe expressif de ses souffrances morales et physiques.

Cette couronne est conservée à Paris.

Depuis 1804, elle est confiée aux Chanoines du Chapitre de Notre-Dame et placée sous la garde statutaire des Chevaliers du Saint Sépulcre de Jérusalem.

Entre les vénérations, la Sainte Couronne est entreposée dans un reliquaire situé dans la Chapelle absidiale de la Cathédrale, Chapelle Notre-Dame des Douleurs, devenue Chapelle Capitulaire de l’Ordre du Saint Sépulcre.

Notre Saint-Père, le Pape Benoît XVI a vénéré la Sainte Couronne le 12 septembre 2008.

Lors de leur visite ou pèlerinage à Notre-Dame, plusieurs Patriarches ont demandé à s’incliner devant la Couronne d’Épines, ainsi que de nombreuses personnalités.

- La Sainte Couronne de Jérusalem à Constantinople

L’Évangile selon saint Jean (19, 1-2) indique : « Pilate prit alors Jésus et le fit flageller. Les soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête, et ils le revêtirent d’un manteau de pourpre ».

La Croix, la Couronne d’Épines et les autres reliques de la Passion du Christ sont restées cachées à Jérusalem pendant les premiers siècles des persécutions. Puis, l’empereur Constantin, converti au christianisme, accorde à l’Église la liberté et la paix. Sa mère, sainte Hélène, sachant que, suivant l’usage juif, les instruments d’un supplice restent près du tombeau du supplicié, découvre ainsi la Croix du Christ en 326. Cette découverte est appelée « l’invention de la Sainte Croix ». Puis sainte Hélène recueille d’autres reliques de la Passion conservées par des familles chrétiennes qui se les étaient transmises.

Par crainte d’une invasion des Perses, certaines reliques commencent à être transférées de Jérusalem à Constantinople, capitale de l’Empire romain d’Orient. On ignore la date exacte du transfert de la Couronne d’Épines à Constantinople. Mais il est sûr que, lorsqu’en 614 Jérusalem est conquise par les Perses, la Sainte Couronne n’y est déjà plus. Les Perses brûlent l’église du Saint Sépulcre, emportent comme trophées la Sainte Croix et d’autres reliques.

- De Constantinople à Venise, puis Paris

En 1204, la quatrième croisade est destinée à délivrer les Lieux Saints, retombés aux mains des Musulmans. Mais les Vénitiens la détournent vers Constantinople. La ville est pillée. Heureusement, les reliques de la Chapelle palatine du Phare en réchappent. Elles sont attribuées au nouvel empereur latin de Constantinople élu par les Croisés, Baudouin Ier de Courtenay.

Mais cet empire latin est fragile. Il frôle la banqueroute. Le successeur de Baudouin Ier, le jeune Baudouin II de Courtenay, va en France demander le secours du roi. Il propose à Louis IX (le futur saint Louis) de lui engager la Sainte Couronne contre une aide financière importante. Saint Louis accepte. Il achète la Sainte Couronne pour une somme équivalent à la moitié du budget annuel du Royaume. La relique quitte Venise pour la France.

Quand elle arrive près de Sens, à Villeneuve-L’Archevêque, le roi y vient la recevoir, le 10 août. Voici le récit de Gauthier Cornut, archevêque de Sens : « Après avoir vérifié soigneusement les documents accompagnant la relique, parmi lesquels l’engagement de la Couronne à Nicola Quirino, document qui figure à l’exposition, le roi, ayant constaté l’intégrité des sceaux du coffre de bois dans lequel elle a été transportée, puis ouvert la cassette d’argent et, enfin le réceptacle d’or dans lequel elle était abritée, put la montrer à tous : ce fut la première ostension de la Couronne en France ».

Le lendemain, 11 août, la Couronne, portée sur leurs épaules par le Roi et le plus âgé de ses frères, tous deux pieds nus en signe d’humilité, est conduite en procession jusqu’à la cathédrale de Sens. Elle est solennellement accueillie à Paris le 19. Après une longue procession, avec des foules considérables, elle est placée dans la cathédrale Notre-Dame, à titre provisoire. Saint Louis décide de faire construire une nouvelle chapelle pour l’abriter. Ce sera la Sainte-Chapelle. Elle est consacrée en 1248.

Entre temps, le roi réussit à acquérir d’autres reliques de la Passion entreposées à Constantinople. Le 30 septembre 1241, il accueille à Paris la Vraie Croix et sept autres reliques ; puis neuf autres reliques en 1242.

- Paris, la paix et la tourmente

La Sainte-Chapelle se compose de la chapelle haute et de la chapelle basse, toutes deux ornées de vitraux splendides. Saint Louis fait placer les reliques dans la chapelle haute, dans une « Grande Châsse » sur une tribune située en hauteur, derrière l’autel. Cette tribune existe encore de nos jours. Les reliques y sont vénérées avec dévotion pendant cinq siècles et demi.

Une menace s’annonce en 1789. La Révolution française est anticléricale dès son début. Le 2 novembre 1789, l’Assemblée Constituante déclare que les biens du clergé sont mis à la disposition de la Nation. Louis XVI considère les reliques de la Sainte-Chapelle comme un bien royal. Il les fait transférer à l’Abbaye royale de Saint-Denis, le 12 mars 1791. Elles y resteront deux ans et huit mois. Le 12 novembre 1793, le Trésor de Saint-Denis, entassé dans des chariots, est conduit à la Convention et offert « à la Patrie en danger ». Tous les reliquaires de la Grande Châsse sont envoyés à la fonte, à l’exception de deux éléments du reliquaire de la Pierre du Sépulcre, aujourd’hui au musée du Louvre.

A son tour, le reliquaire de la Sainte Couronne est envoyé à la fonte le 25 avril 1794. La Couronne nue est remise à la Commission temporaire des Arts, comme un vestige pouvant intéresser les historiens ; elle est versée au Cabinet des médailles de la Bibliothèque Nationale. Au même moment, la Vraie Croix est dépouillée des matières précieuses dont saint Louis l’avait fait revêtir. Puis on perd sa trace.

Dix ans plus tard, le 28 octobre 1804, le chanoine Paul d’Astros, du chapitre de Notre-Dame, reçoit au Cabinet des médailles de la Bibliothèque Nationale les quelques reliques qui y ont été déposées pendant la Révolution. Mais les reliquaires ont été détruits. Les reliques remises au chanoine tiennent toutes dans un simple carton. Leur liste comprend six reliques de la Passion : la Couronne d’épines, deux petits morceaux de bois, une fiole de cristal contenant du Saint Sang, comme l’affirme une étiquette ancienne rédigée en latin, un morceau de la relique de l’Éponge et une pierre provenant du Sépulcre du Christ. Étaient également rendues au chanoine la Chemise et la Discipline de saint Louis, encore abritées aujourd’hui dans le Trésor de la cathédrale Notre-Dame.

En 1806, elle est placée dans un anneau de cristal et dans un grand reliquaire offert par Napoléon Ier. L’anneau de cristal et d’or qui l’abrite aujourd’hui a été réalisé en 1896.

Le chanoine d’Astros fait expertiser par un ancien chanoine de la Sainte-Chapelle les deux petits morceaux de bois qui lui ont été remis en 1804. Verdict : ils proviennent de la balustrade de la tribune construite pour la Grande Châsse, et non de la Croix du Christ. En revanche, un autre morceau de bois s’avère plus intéressant. C’est un fragment du bois de la Croix. Il a été prélevé sur la relique de la Vraie Croix de la Sainte-Chapelle lors de la destruction du reliquaire en 1794. Le donateur est Jean Bonvoisin, ancien membre de la Commission temporaire des Arts. Il déclare : « Ce morceau précieux de la Vraie Croix […] est un débris de celle de la Sainte-Chapelle de Paris, qui fut sciée pour en retirer l’or dont elle était en partie couverte. Elle était alors en morceaux plus ou moins grands que celui-ci ; et comme on paraissait faire fort peu de cas de ces objets sacrés, surtout en l’état où ils étaient, on me laissa prendre, sur la table où les membres de la Commission les avaient examinés, ce morceau que je m’empressais de remettre à ma mère, qui, après l’avoir conservé jusqu’à présent avec vénération, se fait un devoir, ainsi que moi, de la remettre au chapitre de la dite église ».
Les archives capitulaires de Notre-Dame conservent une expédition du procès-verbal de vérification de la relique en date du 12 avril 1808. Il repose sur la déclaration de Jean Bonvoisin et de sa mère. Le fragment est un parallélépipède de bois résineux, long de vingt-quatre centimètres, large de plus de quatre, épais de plus de trois et comportant à l’une de ses extrémités une mortaise destinée à son encastrement. Or, ces dimensions sont exactement celles de chacun des deux bras de la traverse inférieure de la Croix de la Sainte-Chapelle. Le cardinal de Belloy a fait faire pour lui un écrin de cristal. Ce morceau de la Croix s’y trouve toujours.

- La valeur religieuse des reliques

Monseigneur Patrick Jacquin, Recteur-Archiprêtre de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, membre de l’Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem, rappelle que ces reliques sont des objets qui font partie du mémorial de la Passion du Christ et qui sont, indirectement, des instruments de notre salut.

Ce sont aussi des sources de grâces spéciales. Depuis plusieurs années, leur vénération réunit régulièrement des foules de fidèles catholiques et orthodoxes.

Le respect que nous portons aux Saintes Reliques ne répond pas à un article de la Foi, mais leur vénération est un acte de dévotion des croyants. Paris est, grâce à saint Louis, une des rares villes à avoir la chance de conserver de tels témoignages de la vie et de la mort du Christ. Le succès des vénérations à la cathédrale Notre-Dame, qui est allé en s’élargissant ces dix dernières années, montre combien ce privilège est apprécié.

Cet article est tiré du livre La France et la Terre Sainte, réalisé par la Lieutenance de France, pages 57 à 66, édition Parole et Silence.
Ce livre peut être acheté au secrétariat de l’Ordre du Saint Sépulcre
112 ter avenue de Suffren
75015 Paris

Pour vénérer la Sainte Couronne d’Épines :

lien vers le site de Notre Dame



 


Chapelle capitulaire de l’Ordre à ND de Paris

 

9 juillet 2010 2010

La Chapelle absidiale de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, Chapelle Notre-Dame des Douleurs, est devenue Chapelle Capitulaire de l’Ordre du Saint Sépulcre, pour y entreposer dans un reliquaire la Sainte Couronne d’Épines qui depuis 1804, est confiée aux Chanoines du Chapitre de Notre-Dame et placée sous la garde statutaire des Chevaliers du Saint Sépulcre de Jérusalem.

Cette chapelle a été inaugurée le 7 mars 2009 par Sa Béatitude Monseigneur Fouad Twal, Patriarche Latin de Jérusalem.

À l’occasion de cette inauguration, Son Éminence le Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris déclarait :

« Lorsqu’au printemps 2005, je suis devenu archevêque de Paris, mon regretté prédécesseur, le Cardinal Lustiger, m’avait fait part d’un projet qu’il avait imaginé avec Maître Damien, à l’époque Lieutenant de France de l’Ordre du Saint Sépulcre. Comme vous le savez, il s’agissait de faire de la chapelle d’axe de la Cathédrale Notre-Dame, la chapelle capitulaire de l’Ordre du Saint Sépulcre et de réaliser un reliquaire moderne pour la Couronne d’Épines.
Suite au déplacement de la Chapelle du Saint Sacrement dans le déambulatoire sud, grâce au travail et à la détermination de Maître Damien, grâce enfin au soutien financier de l’Ordre, je suis heureux et fier que la réalisation de ce projet ait été possible et que le Saint Père, au mois de septembre dernier, ait pu vénérer la Couronne d’Épines ici-même.
De plus, je me réjouis que, par un heureux concours de la Providence, l’inauguration du très beau reliquaire et de la chapelle, dans sa nouvelle configuration, puisse être présidée par Votre Béatitude, vous le Patriarche Latin de Jérusalem, que je salue fraternellement, en présence de Monseigneur Patrick Jacquin, Recteur-Archiprêtre, des Chanoines et de leur doyen, du Lieutenant de France1 et des membres de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre de Jérusalem, ainsi que des fidèles rassemblés pour cette circonstance ».



 


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